Au chapitre trente-deux du livre de Job, Élihou prend soudain la parole. Il était manifestement présent depuis le début, mais il s’était tu, car il estimait qu’Éliphaz, Bildad et Tsophar étaient plus âgés et plus sages que lui (voir Job 32.6). Après avoir entendu les longs et vains discours des trois amis de Job plus âgés, Élihou se sent soudain enhardi et se met à parler : « Dans un homme, c’est l’esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui lui donne l’intelligence ; beaucoup d’années ne donnent pas la sagesse, et ce ne sont pas les vieillards qui comprennent le droit. Voilà pourquoi je dis : écoute-moi ! Moi aussi j’expliquerai mon savoir » (Job 32.8–10). Puis, pendant les six chapitres suivants, il parle sans interruption. Il ne cherche plus à se comparer aux autres. Le sentiment d’infériorité naît de la comparaison avec autrui. Ou bien, à l’inverse, on peut tomber dans un sentiment de supériorité. C’est pourquoi il ne faut jamais se comparer aux autres. Question : te souviens-tu d’un instant où tu t’es senti(e) si incompétent(e) que tu as gardé le silence, refusé de prendre la parole, même si ton idée était pertinente ? Il est essentiel de comprendre que ce ne sont pas tes capacités qui déterminent ta réussite, mais « le souffle du Tout-Puissant », celui qui donne l’intelligence. Le secret de la réussite, c’est le fait de puiser chaque jour dans la force divine. Lorsque tu seras convaincu(e) de cette vérité, tu pourras assumer de nouveaux risques et de nouvelles responsabilités sans craindre l’échec.
