La Bible dit : « Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! Or la langue aussi est un feu » (v.5–6). Les habitants des pays chauds connaissent le danger des feux de brousse dévastateurs attisés par les vents du désert. Une simple étincelle peut déclencher de nombreux incendies. Ils se propagent à des vitesses incroyables, détruisent des maisons et des entreprises prospères et laissent derrière eux un paysage ravagé et des vies brisées. De même, combien de réputations ont été ruinées par une parole imprudente ? L’impact des mots se propage vite et loin, surtout à l’ère des réseaux sociaux. Un post publié n’importe où peut être partagé dans le monde entier en quelques secondes. Comme un feu, cette parole peut devenir incontrôlable et causer des dommages irréparables. C’est pourquoi Jacques a écrit : « La langue, aucun homme ne peut la dompter » (v.8). Mais Dieu, lui, le peut. Paul dit que le fruit de l’Esprit, c’est la maîtrise de soi (voir Ga 5.22). Le Saint-Esprit peut transformer une langue qui colporte des ragots en une langue qui glorifie Dieu. Il peut transformer une langue amère en une langue qui prononce des bénédictions. Les ragots consistent à dire dans le dos de quelqu’un ce qu’on ne lui dirait jamais en face. La flatterie, c’est lui dire en face ce qu’on ne lui dirait jamais dans son dos. Et les deux sont condamnables. Alors, rejoignons le Psalmiste dans la prière : « Ce que j’ai dit, ce que j’ai médité devant toi, j’espère que cela te sera agréable, Seigneur » (Ps 19.15).



