Nicholas Herman était cuisinier dans un monastère. Il s’interrogeait sur son salut. Un jour, en contemplant un arbre, il comprend la vérité contenue dans les propos du Psalmiste : la vie devait être comme cet arbre, enracinée en quelque chose de plus profond (voir Ps 1 1–3). Ce jour-là, il décide de faire de sa vie une « conversation intérieure quotidienne, silencieuse et secrète avec Dieu ». Aujourd’hui, on le connaît sous le nom de Frère Laurent. Il est resté dans l’ombre toute sa vie. Il a passé le reste de ses jours dans la cuisine du monastère. Mais ceux qui l’entouraient ont pu voir qu’il émanait de lui une force spirituelle intense, les incitant à connaître Dieu comme lui. L’un d’eux a écrit : « Le bon frère trouvait Dieu partout, aussi bien en réparant des chaussures qu’en priant avec la communauté. » Après la mort de Frère Laurent, ses amis ont rassemblé ses lettres et ses conversations dans un livre intitulé La Pratique de la Présence de Dieu, considéré comme l’un des ouvrages les plus lus des quatre derniers siècles. Ce cuisinier a vendu plus de livres que nombre de romanciers contemporains populaires, et son ouvrage figure toujours sur les listes des meilleures ventes. Frère Laurent disait : « La pratique la plus sainte et la plus nécessaire de notre vie spirituelle est la présence de Dieu. Ça signifie trouver une joie constante en sa divine compagnie, lui parler humblement et avec amour en toutes saisons, à chaque instant, sans aucune limite à la conversation. »
