Parole du Jour

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2016-11-04-PDJ

Lorsque Ronald Rea­gan était gou­verneur de Cal­i­fornie, il quit­tait par­fois son bureau le matin, en dis­ant à Michael Deaver, son chef de cab­i­net : « J’ai quelques cours­es à faire ». Deaver, intrigué, finit par par­courir la pile de cour­ri­er en attente sur le bureau de son patron. Au-dessus se trou­vait une let­tre frois­sée d’un homme en poste au Viet­nam. Le sol­dat avait écrit à Rea­gan pour lui faire part de ses con­di­tions de vie, et com­bi­en sa femme lui man­quait. C’était aujourd’hui leur anniver­saire de mariage et il voulait qu’elle sache com­bi­en il l’aimait et s’impatientait d’être auprès d’elle. Bien qu’il lui ait déjà envoyé une carte postale, il demandait au gou­verneur de bien vouloir l’appeler pour pren­dre de ses nou­velles et lui trans­met­tre son amour au cas où la carte ne serait pas arrivée. Le lende­main, Deaver avait con­staté que Rea­gan était allé bien plus loin que les requêtes du sol­dat. Il avait ren­du vis­ite à sa femme, une douzaine de ros­es rouges à la main. Son chauf­feur avait rap­porté l’humilité de Rea­gan abor­dant l’épouse en lui offrant les fleurs de la part de son cher mari coincé dans l’enfer d’une jun­gle à l’autre bout du monde. Puis il avait passé plus d’une heure à con­vers­er avec elle devant un café. L’humilité de Rea­gan a sans doute été l’un des secrets de sa longue pop­u­lar­ité. Quelqu’un a dit : « S’humilier devant un supérieur est un devoir, devant un égal de la cour­toisie, devant un sub­al­terne de la noblesse ». Ce ne sont pas les hauts faits, mais les petits gestes de bon­té qui nous don­nent la grandeur telle que Dieu la conçoit. « Voilà les sac­ri­fices qui plaisent à Dieu ».

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