En 1755, un colonel de vingt-trois ans, candidat à l’assemblée de Virginie, lance à Payne, un homme au tempérament fougueux, une remarque insultante lors d’un discours de campagne. Payne réagit en assénant au colonel un coup de cravache qui le met à terre. Des soldats se précipitent à son secours, et la bagarre générale semble inévitable. Mais le jeune homme se relève, se dépoussière, rappelle les soldats et quitte calmement les lieux. Le lendemain matin, il donne rendez-vous à Payne dans une taverne locale. Payne accepte, mais se méfie des intentions du militaire : va-t-il le provoquer en duel ? À sa grande surprise, l’officier l’accueille en s’excusant de ses propos injurieux et en lui serrant la main. Certains ont pu considérer cette attitude comme un calcul politique, mais le colonel George Washington la jugeait indispensable pour préserver la paix intérieure et poursuivre sa campagne électorale en vue de devenir quelques années plus tard le premier président des États-Unis. Jésus a dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande. Arrange-toi promptement avec ton adversaire » (Mt 5.23–25). Salomon a dit : « Si tu es pris par les discours de ta bouche […] Va prosterne-toi et importune ton prochain » (Pr 6.2–3). Le message pour toi aujourd’hui est le suivant : humilie-toi et efforce-toi de réparer tes erreurs.
L’humilité pour réparer les dégâts
