Denis Waitley raconte une expérience qui a marqué sa vie à jamais. En retard et voulant attraper un vol pour qu’il puisse donner une conférence, il traverse le terminal de l’aéroport en courant. Il atteint la porte d’embarquement juste au moment où l’agent vient de la fermer. Denis explique son cas, insiste, mais l’agent reste inflexible et ne rouvre pas la porte. Son agacement se transforme en colère. Il retourne au guichet pour déposer une réclamation, se faire rembourser son billet et reprogrammer son vol. Il se fâche un peu plus alors qu’il patiente plus de vingt minutes dans une file d’attente pourtant peu fournie.
Juste avant son tour au guichet, une annonce résonne dans le hall et le bouleverse, car il réalise qu’en ratant ce vol, il a sauvé sa vie. L’avion s’était écrasé au décollage, sans laisser de survivants. Denis n’a jamais porté plainte. Il ne s’est jamais fait rembourser son billet. Il l’a gardé et affiché au mur dans son bureau. Après cette expérience, chaque fois qu’il se sent irrité ou contrarié, il lui suffit de regarder ce billet du vol 191. C’est un rappel incontournable que la vie est un don qu’il ne faut pas sous-estimer. Le Psalmiste a écrit : « Notre vie ? Elle dure soixante-dix ans, quatre-vingts ans pour les plus vigoureux, mais nous n’en retirons que peine et malheur. La vie passe vite et nous nous envolons […] Fais-nous comprendre que nos jours sont comptés, et nous aurons un cœur sage » (v.10, 12, NFC).




