Parole du Jour

La gestion de la colère (2)

La colère fait sou­vent peur car elle est blessante. Pour­tant, elle peut représen­ter l’at­tache­ment qu’une per­son­ne porte à quelqu’un ou à quelque chose. Rien de mal ne se répare sans que quelqu’un ne se mette en colère. Refouler toute colère, c’est étouf­fer la pas­sion, l’in­tim­ité et l’amour. Voici deux façons de canalis­er sa colère. 1) La diriger vers la bonne cible. Le con­joint n’est pas l’en­ne­mi ; c’est Satan. Il vient pour « vol­er et tuer et détru­ire » (Jn 10.10, CO). Il cherche à semer la dis­corde dans le cou­ple. Le con­joint n’est pas le prob­lème. Dirige ta colère con­tre le manque de ressources et non con­tre ses dépens­es. Ne lui reproche pas la rareté de vos ébats amoureux. Le prob­lème vient sans doute de l’ex­térieur, indépen­dam­ment de toi et de ton con­joint. Ne vous bat­tez pas l’un con­tre l’autre mais ensem­ble con­tre un même enne­mi. 2) Iden­ti­fi­er la souf­france. D’où vient la douleur à l’o­rig­ine de ta colère ? Elle est presque tou­jours évi­dente. Cherche-la chez ton con­joint et au fond de toi. Quel besoin n’est pas comblé ? Quelle blessure a été rou­verte ? Quelle honte ou quelle peur a été réveil­lée ? En iden­ti­fi­ant cette douleur, tu seras bien plus près de la solu­tion. Mais atten­tion ! Se mon­tr­er vul­nérable amène par­fois à se bless­er mutuelle­ment. Recon­nais-le et par­donne rapi­de­ment. Rester engagés mal­gré la vul­néra­bil­ité ren­forcera votre intim­ité plus que tout autre chose. Alors, accueille la colère comme un don pré­cieux et apprends à la met­tre à profit.

 

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