Parole du Jour

La victoire est une affaire intérieure

En 1928, une jeune étu­di­ante infir­mière apprend qu’elle est atteinte de tuber­cu­lose. À l’époque, un tel diag­nos­tic était sou­vent syn­onyme de con­damna­tion à mort. Sa famille l’en­voie dans un sana­to­ri­um pour plusieurs mois. Mais la voilà con­damnée à rester alitée pour une ving­taine d’années ! Nom­breux sont ceux qui auraient bais­sé les bras, mais pas Iso­bel Smith. Elle va frôler la mort à plusieurs repris­es, mais sa foi restera inébran­lable et elle ne cessera jamais de célébr­er la vie. Elle va lire avec pas­sion, rédi­ger des let­tres, étudi­er la géo­gra­phie et appren­dre à lire et à écrire aux autres patients. Depuis son lit, elle fera des recherch­es sur l’én­ergie atom­ique avec un autre patient, jeune physi­cien, et fera une con­férence sur le sujet. Pen­dant sa mal­adie, elle ren­con­tre un homme bon et doux, lui aus­si patient du sana­to­ri­um. Elle rêve de l’épouser et de vivre dans une petite mai­son au pied des mon­tagnes. Au plus fort de sa mal­adie, son rêve la sou­tient. Et en 1948, elle se marie. Elle écrit ensuite un livre pub­lié en 1955. Ce livre, qui évoque toutes les bonnes choses que la vie lui a offertes, lui rap­portera assez de droits d’au­teur pour acheter la mai­son de ses rêves. Une vie trag­ique ? Loin de là ! Iso­bel Smith a réal­isé tous ses objec­tifs, mal­gré les obsta­cles. Même alitée, elle n’a jamais cessé de grandir, d’ap­pren­dre, de rêver et de don­ner. Paul dit : « Si chez nous l’homme extérieur dépérit, l’homme intérieur se renou­velle de jour en jour ». La vic­toire est une affaire intérieure.

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