Parole du Jour

Verbalise les Écritures

Jacques s’adresse à l’Église : « Sup­posons en effet qu’il entre dans votre assem­blée un homme avec un anneau d’or et des habits resplendis­sants, et qu’il y entre aus­si un pau­vre avec des habits sales ; si, pleins d’at­ten­tion pour celui qui porte les habits resplendis­sants, vous lui dites : “Toi, assieds-toi ici à cette place d’hon­neur !” tan­dis que vous dites au pau­vre : “Toi, tiens-toi debout là-bas !” Ou bien : “Assieds-toi au bas de mon marchep­ied !” Ne faites-vous pas en vous-mêmes une dis­crim­i­na­tion, et n’êtes-vous pas des juges aux raison­nements mau­vais ? […] Si vous mon­trez de la par­tial­ité, vous com­met­tez un péché » (v.2–4, 9). L’Église prim­i­tive con­nais­sait une crois­sance rapi­de car les préjugés n’y avaient pas leur place. Juifs et Samar­i­tains se mépri­saient, mais Jésus par­lera autant à Nicodème, un chef juif, qu’à la Samar­i­taine du puits, mar­iée cinq fois. L’Église prim­i­tive accueillera Onésime, l’ancien esclave, à la même table que Philé­mon, son précé­dant maître, riche et prospère. L’Évangile offre à cha­cun, partout, une place digne à la table du Christ. Le péché de dis­crim­i­na­tion repose sur deux piliers : le préjugé et la pré­somp­tion. Ôte-les de ta vie. Habacuc est mon­té dans sa tour de guet pour écouter Dieu (voir Ha 2.1). La vie chré­ti­enne est trop sou­vent con­sacrée à par­ler à Dieu, au lieu d’écouter sa réponse. Dieu s’y con­naît en matière de dis­crim­i­na­tion. Demande-lui donc de t’aider à voir les autres avec son amour. Ton regard sur cer­taines per­son­nes pour­rait bien changer.

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