Un jour, l’archevêque de Canterbury demande à un acteur : « Pourquoi vous, les acteurs, arrivez-vous à toucher votre public en parlant de choses imaginaires comme si elles étaient réelles, alors que nous, à l’église, on parle de choses réelles, que notre public perçoit comme si elles étaient imaginaires ? » Le comédien lui répond : « C’est parce que vous, du haut de votre chaire, vous parlez de choses réelles comme si elles étaient imaginaires. » Le monde a besoin de chrétiens qui parlent comme s’ils croyaient que ce que Dieu dit dans sa Parole est vrai, et qui vivent en conséquence. Quand Abraham a quatre-vingts ans, Dieu lui promet qu’il aura un fils. Vingt ans plus tard, ce n’est toujours pas le cas, mais Abraham reste fermement attaché à la Parole de Dieu. Paul écrit : « Face à la promesse de Dieu il n’hésita pas, dans un manque de foi ; au contraire […] il donna gloire à Dieu pleinement convaincu de ceci : ce que Dieu a promis, il a aussi le pouvoir de le faire » (v.20–21). William James, le premier éducateur à avoir proposé un cours de psychologie, a dit : « Si vous recherchez une qualité, agissez comme si vous l’aviez déjà. » Et : « Agissez comme si ce que vous faites fait une différence. C’est le cas. » Saint Augustin a dit : « Dieu aime chacun de nous comme s’il était seul. » Cette vérité te libère de la peur, comme le fait l’amour parfait de Dieu (voir 1Jn 4.18). Dieu ne peut pas t’aimer plus ou moins, car il t’aime déjà de manière inconditionnelle et éternelle. Il suffit d’agir en tant que bien-aimé(e).



