Dans la culture juive antique, l’enseignement débute à l’âge de six ans. Les garçons juifs sont inscrits à l’école de la synagogue, appelée bet sefer [la maison du livre]. Au bout de quatre ans, ils ont mémorisé l’intégralité de la Torah, de la Genèse au Deutéronome, en passant par l’Exode, le Lévitique et les Nombres. Chaque mot est gravé dans leur cortex cérébral grâce à la mémorisation. Nous n’avons donc aucune excuse pour ne pas réussir à retenir les choses, n’est-ce pas ? Le premier jour de classe, le rabbin recouvrait les ardoises des élèves de miel. Il leur demandait ensuite de lécher le miel sur leur ardoise tout en récitant le verset 103 du psaume 119 : « Que tes paroles sont douces à ma bouche, plus que le miel à mon palais ! ». C’était la première, et sans doute la plus importante leçon de toute leur scolarité. Le rabbin voulait que ses élèves tombent amoureux de la Parole de Dieu. Il voulait qu’ils goûtent et voient que la Parole est délicieuse (voir Ps 34.9). Jérémie l’exprime ainsi : « Tes paroles se trouvaient là, et je les ai dévorées ; ta parole a fait ma gaieté et la joie de mon cœur » (Jér 15.16). David dit : « La révélation de tes paroles éclaire ; elle donne de l’intelligence aux simples » (Ps 119.130, CO). Salomon affirme : « Oui c’est le Seigneur qui donne la sagesse, la science et l’intelligence viennent de lui » (Pr 2.6, PDV). Quand tu prends goût à la Parole de Dieu, le Saint-Esprit, qui en est l’auteur, accomplit deux choses pour toi. D’abord, il te la révèle. Ensuite, il te la rappelle.
Acquérir le goût de la Parole de Dieu
