William Osler est considéré comme le père de la médecine moderne. Il fonde la faculté de médecine de Baltimore, puis devient le doyen de la faculté de médecine d’Oxford. Son manuel sur la médecine interne est l’ouvrage de référence des étudiants en médecine pendant trois décennies. Cependant, sa carrière médicale aurait pu s’achever prématurément à cause d’un burnout, car il essaye en même temps de terminer ses études, d’ouvrir un cabinet médical et de subvenir à ses besoins. Un jour, il tombe sur cette citation : « Notre tâche principale n’est pas de voir ce qui se profile confusément au loin, mais d’accomplir ce qui se trouve clairement à portée de main. » Ces mots révolutionnent sa vie. Dans l’un de ses discours, il explique à des étudiants qu’il doit son succès à un principe simple : vivre un jour à la fois. Il leur conseille de laisser derrière eux les « hier morts » et les « lendemains pas encore nés ». Il dit aussi : « Le fardeau de demain, ajouté à celui d’hier et à celui porté aujourd’hui, fait chanceler même les plus forts. » David l’exprime ainsi : « C’est ici la journée que l’Éternel a faite : à cause d’elle soyons dans l’allégresse et la joie ! » (Ps 118.24, CO). Jésus dit : « Ne vous inquiétez donc pas en disant : que mangerons-nous ? [ ] Ou : de quoi serons-nous vêtus ? […] Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain […]. À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.31–34, CO).



