À l’époque des grands ranchs dans l’Ouest américain, on attachait parfois un petit âne à un cheval sauvage avant de les lâcher dans la propriété. Le cheval traînait l’âne sur des kilomètres, le ballottant dans tous les sens. Mais au bout de quelques jours, ils revenaient. On apercevait d’abord l’âne, trottant vers le ranch suivi par son compagnon devenu docile. En fait, dans la nature, le cheval finissait par s’épuiser à vouloir se libérer de l’âne. C’est alors que l’âne devenait le maître du jeu. L’animal lent, patient et insignifiant devenait le chef de l’animal plus rapide, plus imprévisible et plus noble. Qu’est-ce qui faisait la différence ? Un objectif précis ! Quel était l’objectif de l’âne ? Revenir au ranch ! Peu importe le nombre de fois où les deux animaux se battaient, tiraient sur la corde et finissaient sur le dos en ruant et en piaffant, à chaque fois que l’âne se relevait, il avançait un peu plus en direction du ranch. Ce n’était qu’une question de temps avant que le cheval épuisé ne décide de le suivre. Un des grands thèmes abordés dans la Bible est l’importance d’avoir un objectif bien défini. Samuel a dit aux Israélites : « Si vous vous éloignez de lui, ce sera pour suivre des faux dieux. Or, ils ne servent à rien et ils ne peuvent sauver personne » (1S 12.21, PDV). Ésaïe a écrit : « J’ai rendu mon visage semblable à du granit, sachant que je n’aurai pas honte » (Esa 50.7). Et Paul a dit : « Soyez fermes, inébranlables, progressez toujours dans l’œuvre du Seigneur ».




