As-tu déjà remarqué avec quelle promptitude on accuse autrui de choses que l’on excuse pour soi ? Ce faisant, on pratique un double langage. On exige davantage des autres que de soi-même. Jésus a dit : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Mt 7.3). Voici comment se concrétise ce double langage. 1) Quand les autres sont obstinés, je suis ferme et résolu(e). 2) Quand mon voisin n’aime pas mes amis, il a des préjugés, mais quand je n’aime pas ses amis, je suis perspicace. 3) Quand ma voisine fait des compliments, c’est de la flatterie, mais quand je le fais, c’est une preuve d’attention. 4) Quand elle prend le temps de bien faire les choses, elle est besogneuse, mais quand c’est moi, je suis perfectionniste. 5) Quand mon ou ma collègue jette l’argent par la fenêtre, moi je fais preuve de générosité. 6) Quand ma sœur relève des défauts, elle est critique, mais quand c’est moi je suis pédagogue. 7) Quand elle est gentille, c’est de la faiblesse, mais chez moi c’est de la grâce. 8) Quand elle s’habille bien, elle est extravagante, mais moi je suis simplement élégant(e). 9) Quand elle dit ce qu’elle pense, elle est méchante, mais quand c’est moi, je suis honnête. 10) Quand elle prend des risques, c’est de la témérité, mais quand je le fais, c’est du courage. Paul a écrit : « Par amour fraternel, ayez de l’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques ». Alors, honore ton prochain.



