Parole du Jour

La première béatitude

Que sig­ni­fie vrai­ment être « pau­vre en esprit » ? Ça n’a aucun rap­port avec l’aisance matérielle ou le statut social. Mais ça sig­ni­fie pren­dre con­science de son pro­pre vide spir­ituel, réalis­er que sans Dieu, on n’est rien, on ne pos­sède rien et on ne peut rien faire d’important ou d’éternel. Être pau­vre en esprit, c’est savoir que toute sa pro­pre jus­tice est comme un vête­ment souil­lé et que toutes ses réal­i­sa­tions per­son­nelles sont au mieux éphémères et pas­sagères (voir Esa 64.5). Être pau­vre en esprit, c’est savoir que l’on a besoin de Dieu. Pourquoi est-ce que ça peut te ren­dre « heureux » ? Parce que tu es disposé(e) à recevoir le don gra­tu­it du salut de Dieu et à laiss­er le Saint-Esprit agir dans ta vie. Tu es prêt(e) à t’humilier et à prier : « Seigneur Jésus, j’ai besoin de toi. Je t’ac­cepte comme mon Sauveur. Je veux me soumet­tre à ta volon­té et faire les choses à ta manière, pour la gloire de ton nom. » Si tu es pau­vre en esprit, tu recon­nais que tu es spir­ituelle­ment vide. Tu dépos­es alors aux pieds de Jésus ton orgueil spir­ituel et intel­lectuel, l’orgueil de ton cœur, ain­si que ton amour-pro­pre. Si tu es pau­vre en esprit, tu t’ouvres à la mis­éri­corde et à la grâce sal­va­trice de Dieu. Tu entres alors dans le roy­aume de Dieu pour prof­iter de tous ses avan­tages et de toutes ses béné­dic­tions. « Heureux les pau­vres en esprit, car le roy­aume des cieux est à eux » sig­ni­fie que tu peux prier sincère­ment : « Mon Dieu, je recon­nais ma dépen­dance totale envers toi. »

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