Combien de fois Paul, ancien persécuteur des chrétiens, a‑t-il dû revivre le souvenir de la lapidation d’Étienne ? Ou celui des innombrables croyants qu’il a pourchassés sans relâche ? Ces images se sont gravées dans sa mémoire. Elles l’ont sans doute hanté pour le restant de ses jours. Aujourd’hui, on le qualifierait de terroriste. Et pourtant, Paul, a fait une rencontre avec Christ, qui l’a d’abord rendu aveugle. Il a retrouvé la vue au bout de trois jours, mais la grâce de Dieu lui a permis de fermer les yeux pour toujours sur son péché, désormais pardonné. Si Dieu lui-même ferme les yeux sur les péchés que j’ai confessés, ne devrais‑je pas en faire autant ? Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille nier ou ignorer ses péchés, car en minimisant sa nature pécheresse, on minimise la grâce de Dieu. Paul se qualifiait lui-même de premier des pécheurs (voir 1Ti 1.15). C’est sans doute pour cette raison qu’il appréciait tant la grâce de Dieu. Si on est nombreux à juger les autres, c’est sans doute parce que ça nous rassure. On se dit : « Je ne suis peut-être pas parfait, mais au moins, je n’ai pas été jusque-là ! » Cependant, Paul est clair. Il dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Ro 3.23). Dieu ne classe pas les péchés. Non, tu es soit dans le péché, soit en Christ. Tu es soit coupable, soit pleinement pardonné(e). Non seulement tes péchés, passés, présents et futurs ont tous été expiés, mais au moment même où tu as cru, Dieu t’a pardonné et a inscrit la justice du Christ à ton crédit.
Pleinement pardonné(e) !
