Voici deux anecdotes qui illustrent l’influence des paroles. 1) Un jour, un enfant de chœur assiste pour la première fois le prêtre, lors d’une messe dans un village. Fébrile, il fait tomber la coupe sans le vouloir. Le prêtre le gifle alors violemment puis, d’une voix forte que toute l’assemblée entend, il lui crie : « Quitte l’autel et ne reviens plus ! » Ce garçon est devenu plus tard le maréchal Tito, dictateur communiste qui a régné en tyran sur la Yougoslavie pendant des années. 2) Un autre jour, dans la cathédrale d’une grande ville, un garçon assiste l’évêque lors de la messe, et fait, lui aussi tomber la coupe. Mais l’évêque se tourne vers lui, le regarde avec bienveillance et lui murmure doucement : « Ce n’est rien, ne t’en fais pas, un jour, tu seras un grand prêtre ! » Ce garçon est devenu l’archevêque Fulton Sheen, dont les sermons télévisés étaient suivis chaque semaine par des millions d’Américains. Tes paroles ont le pouvoir d’édifier ou de détruire, d’éclairer ou de semer la confusion, d’apporter la paix ou de causer la division. On dit que le mot « chien » ne mord pas. Pourtant, nos paroles peuvent blesser profondément. Mais elles peuvent aussi renforcer l’estime de soi, créer des liens, donner de l’espoir, bénir et guérir : « Les discours agréables sont un rayon de miel, douceur pour l’âme et remède pour le corps » (Pr 16.24). Alors, prie comme David : « Reçois favorablement les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur en ta présence, Ô Éternel ! » (Ps 19.14).



