Parole du Jour

Chemins spirituels (4)

Le chemin de l’ado­ra­tion. Quand on se trou­ve sur ce chemin, on chante volon­tiers avec le Psalmiste : « Je me réjouis quand on me dit : allons à la mai­son du Seigneur ! » Quelque chose se libère au plus pro­fond de nous quand on loue Dieu. Notre cœur s’ou­vre et on se sent revivre. Il nous arrive même de pleur­er dans des moments de joie pro­fonde, car Dieu nous sem­ble si proche. Cepen­dant, voici deux choses à éviter. 1) Juger les per­son­nes qui ne sont pas aus­si extraver­ties que soi. Cer­taines d’entre elles ont gran­di dans des églis­es où on n’exprime pas ses sen­ti­ments et où on ne donne pas son avis. 2) Se méfi­er d’une spir­i­tu­al­ité basée sur l’expérience, qui pousse à sans cesse rechercher des « temps forts ». C. S. Lewis a évo­qué ce péché qu’est le désir per­pétuel d’encore plus, quand on exige de Dieu qu’il repro­duise une émo­tion déjà vécue. C’est peut-être la prière que Dieu est le moins sus­cep­ti­ble d’ex­aucer, car elle peut nous amen­er à ador­er l’expérience, plutôt que le Dieu vers lequel l’expérience nous con­duit. La musique par­ticipe grande­ment à l’ado­ra­tion, mais comme elle influ­ence facile­ment nos sen­ti­ments, on peut en devenir dépen­dant et ne provo­quer qu’une réponse émo­tion­nelle. Il fau­dra peut-être alors pass­er un cer­tain temps à ador­er Dieu sans musique, pour que la louange soit cen­trée sur lui seul sans se laiss­er séduire par la mélodie, et se con­sacr­er davan­tage à l’é­tude de la Bible, pour que le cœur soit pro­fondé­ment enrac­iné dans la con­nais­sance de Dieu.

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