Parole du Jour

Agir et réagir en chrétien

À la fin du XIXe siè­cle, le médecin russe Ivan Pavlov rem­porte un prix Nobel pour ses expéri­ences avec des chiens. Ces ani­maux salivent à la vue de la nour­ri­t­ure de façon innée. Mais Pavlov voulait savoir si la sali­va­tion pou­vait être provo­quée par un autre stim­u­lus. Alors, avant de nour­rir les chiens, il fai­sait reten­tir une cloche pour les con­di­tion­ner. Au bout d’un cer­tain temps, la cloche a fini par provo­quer la sali­va­tion, même en l’absence de nour­ri­t­ure. C’est ce qu’on appelle le « réflexe con­di­tion­né ». De même, on a tous été con­di­tion­nés tout au long de notre vie. Une grande par­tie de notre com­porte­ment est dic­tée par ces réflex­es. Cer­tains sont naturels, comme le fait de rou­gir, mais d’autres sont destruc­teurs comme boire pour noy­er son cha­grin. Mais une chose est sûre : on est bien plus con­di­tion­né qu’on le pense. La grâce de Dieu veut nous « recon­di­tion­ner ». Jésus déclare : « Vous avez enten­du qu’il a été dit…mais moi je vous dis ». Il utilise cette tour­nure à plusieurs repris­es. Pourquoi ? Car il désin­stalle les principes de l’Ancien Tes­ta­ment pour installer les vérités du Nou­veau Tes­ta­ment. Il n’est plus ques­tion d’« œil pour œil », mais de « tends l’autre joue », ce qui exige des réflex­es recon­di­tion­nés (voir Mt 5.38–39). Voilà pourquoi il est beau­coup plus facile d’agir en chré­tien que de réa­gir comme tel. Com­ment ce change­ment s’opère-t-il ? Par le Saint-Esprit. Il est dit : « Nous sommes trans­fig­urés en cette même image [celle de Jésus] : telle est l’œu­vre du Seigneur, qui est l’E­sprit » (2Co 3.18).

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