De nos jours, on trouve facilement des excuses pour justifier ses mauvais choix, ses performances médiocres ou son comportement, et refuse d’admettre la moindre lacune ou faiblesse. Pourtant, on commet tous des erreurs. Pourchassé par le roi Saül, David est devenu un fugitif, et a ainsi mis en danger la vie des prêtres dont il sollicitait l’aide. Par exemple, Ahimélec lui a donné de la nourriture et une épée, puis il a consulté Dieu en sa faveur. Doëg, le chef des bergers du roi, qui avait assisté à toute la scène, l’a alors dénoncé. Saül a donc ordonné à Doëg de tuer Ahimélec, ainsi que quatre-vingt-cinq autres prêtres avec toute leur famille ! Mais la Bible dit : « Un seul fils d’Ahimélec y échappa. Son nom était Abiathar. Il s’enfuit pour suivre David, et lui dit que Saül avait tué les prêtres du Seigneur. David dit à Abiathar : “J’ai bien compris, ce jour-là, que Doëg ne manquerait pas de le dire à Saül. C’est moi qui ai causé la mort de toute ta famille” » (1S 22.20–22). Quelle confession ! Pas de mauvaises excuses, mais simplement l’aveu d’avoir commis une terrible erreur. Pour montrer sa détermination à ne pas la reproduire et à réparer ses torts, David lui dit : « Reste avec moi, n’aie pas peur, car celui qui en veut à ma vie en veut aussi à la tienne ; près de moi tu seras bien gardé » (1S 22.23). On commet tous des erreurs, car on n’a pas de vue d’ensemble. Mais Dieu est là pour nous soutenir dans nos insuffisances. La paix vient quand on se confesse mutuellement ses défauts.
