Lorsque le peuple d’Israël apporte des offrandes pour construire le temple, David dit : « Tout ce qui est au ciel et sur la terre est à toi, Éternel. C’est de toi que viennent la richesse et la gloire. Tout vient de toi, et c’est de ta main que vient ce que nous te donnons ! » (v.11–12, 14). Imagine un instant que tu sois chargé(e) de distribuer l’argent d’un autre. Tu n’as pas le droit de le dépenser, mais tu peux décider à qui il sera attribué. Qui n’aimerait pas jouer les philanthropes ? Être une bouée de sauvetage pour ceux qui en ont vraiment besoin ? Mieux dormir en sachant qu’il ou elle a changé le monde ? En tant qu’intendant des biens que Dieu t’a confiés, c’est exactement la situation dans laquelle tu te trouves. On t’a donné l’argent d’un autre, et tu peux le distribuer comme bon te semble. La seule chose qui te manque pour ressentir une joie sans limite, c’est d’accepter cette réalité, et de t’investir dans l’œuvre du royaume de Dieu sur terre. Un agriculteur n’achète pas de semences pour les consommer ou les stocker. Il décide uniquement de l’endroit où les planter. Et ce n’est qu’après avoir semé qu’il peut récolter. C’est ainsi que la joie se concrétise. Si tu n’as pas encore trouvé qui en faire bénéficier ici-bas, tu te prives peut-être d’une joie pour laquelle tu as été créé(e). Au-delà même de la peur qui peut freiner ta générosité, c’est une récolte de joie qui t’attend ! C’est pourquoi Paul a écrit, au sujet du don : « Faites en sorte d’exceller aussi en cette œuvre de grâce » (2Co 8.7).



