Rosalie Elliot s’était qualifiée pour le quatrième tour d’un concours national d’orthographe à Washington. Cette jeune fille de onze ans, originaire de Caroline du Sud doit maintenant épeler le mot « avowal ». Avec son doux accent sudiste, elle s’exécute, mais les juges n’arrivent pas à déterminer si elle a prononcé un « a » ou un « e » en avant-dernière lettre. Ils débattent pendant plusieurs minutes en écoutant l’enregistrement, mais l’accent est trop prononcé pour permettre de comprendre. Finalement, le président du jury pose la question à la seule personne qui connaissait la réponse. Il interroge donc Rosalie. À ce moment-là, entourée de ses jeunes rivaux impatients, Rosalie connaît l’orthographe correcte. Pourtant, sans hésiter, elle avoue s’être trompée et quitte la scène. Toute l’assistance se lève et applaudit, y compris une cinquantaine de journalistes. Ses parents sont fiers. Même dans la défaite, elle vient de gagner. En effet, au fil des ans on écrira davantage sur Rosalie Elliot que sur le gagnant « anonyme » de l’événement. Si tu es enfant racheté de Dieu, ton Père céleste exige de toi l’honnêteté en paroles et en actes. Salomon affirme : « La lèvre loyale subsiste à jamais ; la langue menteuse ne dure qu’un instant » (Pr 12.19). Paul dit : « Ne mentez pas les uns aux autres, vous qui avez dépouillé la vieille nature avec ses pratiques » (Col 3.9, CO). Et il ajoute : « Rejetez donc le mensonge, et que chacun de vous parle avec vérité à son prochain ; car nous faisons partie les uns des autres » (Ep 4.25).




