Il y a plus d’un siècle, William Booth, fondateur de l’Armée du Salut, tenait des propos prophétiques : « Les principaux dangers qui menacent le siècle à venir seront une religion sans le Saint-Esprit, un christianisme sans le Christ, le pardon sans repentance, le salut sans renouveau, une politique sans Dieu, le ciel sans l’enfer. » C’est toujours d’actualité. Paul exhortait les responsables de l’Église d’Éphèse à proclamer toute la parole de Dieu. Il disait : « Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau parmi lequel l’Esprit saint vous a nommés épiscopes ; faites paître l’Église de Dieu, cette Église qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais bien, moi, qu’après mon départ s’introduiront parmi vous des loups féroces qui n’épargneront pas le troupeau, et que d’entre vous-mêmes se lèveront des hommes qui diront des choses perverses pour entraîner les disciples à leur suite. Veillez donc, en vous souvenant que, pendant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, d’avertir chacun de vous » (v.28–31). À la veille de son exécution, Paul transmettra le flambeau à son successeur Timothée en ces termes : « Proclame la Parole, interviens en toute occasion, favorable ou non, réfute, reprends, encourage […]. Car il viendra un temps où ils ne supporteront plus l’enseignement sain […] ils détourneront leurs oreilles de la vérité et dévieront vers les fables. Mais toi, sois sobre en tout, supporte les souffrances, annonce la bonne nouvelle, assure pleinement ton ministère » (2Ti 4.2–5).



