Charles Spur­geon, « le prince des prédi­ca­teurs », a dit : « Croyez en Dieu au point de pou­voir le remerci­er par avance de vous avoir répon­du. Si la réponse se fait atten­dre, ne priez pas de manière à ce qu’il soit évi­dent que vous n’y croyez pas. Une telle prière au lieu d’être une aide sera un obsta­cle; et quand vous aurez fini de prier, vous con­staterez que votre foi s’est affaib­lie ou même envolée. Ne mêlez pas l’incrédulité à l’impatience. Il est certes bon de rap­pel­er ses prob­lèmes au Seigneur s’il tarde à inter­venir, mais il faut s’assurer de le faire avec con­fi­ance. Ne priez pas Dieu sans foi. Dites-lui que mal­gré votre attente, vous croyez tou­jours en lui et louez-le pour la réponse à venir. Il n’y a pas de signe de foi plus clair que la cer­ti­tude d’obtenir une réponse et pou­voir dire mer­ci par avance à Dieu Les prières sans foi renient à la fois les promess­es de la Bible et le « oui » que Dieu mur­mure à notre oreille. De telles prières ne sont que l’expression d’un cœur agité et donc incré­d­ule. La Bible dit : “Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos” (Hé 4.3). Si nous pri­ons sans foi c’est sou­vent que nous cen­trons nos pen­sées sur la dif­fi­culté plutôt que sur la promesse de Dieu. Abra­ham n’a pas tenu compte de l’âge de ses artères, il n’a pas douté des promess­es de Dieu (voir Ro 4.19–20). Puis­sions-nous prier sans être ten­tés de per­dre la foi pour devenir incré­d­ules. »