Regret­ter son péché ou s’en repen­tir sont deux choses dif­férentes. Dans la Bible, le mot « repen­tance » sig­ni­fie « se détourn­er du péché ». Con­fess­er son péché, c’est le recon­naître ; se repen­tir, c’est s’en détourn­er. La bonne nou­velle est que le par­don de Dieu est illim­ité. On l’obtient dès qu’on le demande. Cepen­dant Dieu ne veut pas nous voir sans cesse retomber dans le même péché. C’est là qu’intervient la « tristesse selon Dieu ». Paul écrit : « Cette même tristesse selon Dieu, quel empresse­ment n’a-t-elle pas pro­duit en vous ! » (v.11). L’objectif de cette tristesse est de nous ren­dre prompt à chang­er de com­porte­ment. Quand on laisse le champ libre au péché, on bafoue l’essence-même de la droi­ture. La Bible dit : « Celui qui n’a pas con­nu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous deve­nions en lui jus­tice de Dieu » (2 Co 5.21). Par le salut, Dieu nous a lit­térale­ment fait devenir « jus­tice de Dieu en Christ ». Notre esprit régénéré vit dans un corps non régénéré. Si on tolère le péché dans sa vie, on se renie soi-même ! C’est ce qui pro­duira une tristesse selon Dieu, celle qui mène à la repen­tance et pousse à se détourn­er du péché. Ne dis­ons pas : « C’est une habi­tude dont je ne peux pas me débar­rass­er. Mais ce n’est pas grave ! Dieu va me par­don­ner. » Oui, Dieu par­donne, mais il ne veut pas nous voir retomber ensuite dans les griffes du péché, comme dans un cer­cle vicieux. Il nous veut forts et effi­caces à son ser­vice. Voilà pourquoi il nous appelle à nous élever davan­tage.