On con­naît tous des gens bien inten­tion­nés qui n’assurent pas tou­jours quand on les sol­licite. Ils ont beau être gen­tils, ils ne sont pas fiables. Vos sen­ti­ments sont ain­si ; la plu­part du temps, vous ne pou­vez pas compter sur eux, car ils sont sourds à vos besoins. Ils ne s’occupent que de leur pro­pre sat­is­fac­tion. Voici des exem­ples. Les sen­ti­ments aiment faire les mag­a­sins alors que le porte­feuille est vide. Ils inci­tent à manger du gâteau alors qu’on essaie de maigrir. Ils poussent à rester debout tard le soir, alors qu’on sait devoir se lever tôt le lende­main. Bref, nos sen­ti­ments sont ver­sa­tiles. Ils tour­nent comme les girou­ettes. Pour­tant, on leur donne tant de pou­voir. Mais les croy­ants peu­vent compter sur quelque chose de plus sage et plus fiable que leurs sen­ti­ments : la Parole de Dieu. Plus un sen­ti­ment est fort, moins il est facile de déter­min­er si on est d’accord ou non avec Dieu sur ce sujet. Jérémie affirme : « Rien n’est plus trompeur que le cœur humain. On ne peut pas le guérir, on ne peut rien y com­pren­dre. Moi, dit le Seigneur, je vois jusqu’au fond du cœur » (v.9–10). Et il se sert des Écri­t­ures : « Car la parole de Dieu est vivante et effi­cace, plus acérée qu’au­cune épée à dou­ble tran­chant ; elle pénètre jusqu’à la divi­sion de l’âme et de l’e­sprit, des join­tures et des moelles ; elle est juge des sen­ti­ments et des pen­sées du cœur » (Hé 4.12). En clair, si vous voulez vrai­ment vous élever au-dessus de vos sen­ti­ments, lais­sez donc la Parole de Dieu être le fac­teur déter­mi­nant dans toutes vos déci­sions.