
La formation de responsables se heurte à deux difficultés : 1) Souvent, les participants veulent diriger avant d’être réellement prêts. 2) Ils ne mûrissent que si on leur permet de développer et d’exercer leur esprit d’initiative. Comment ? En choisissant le bon moment ! Paul écrit : « N’impose les mains à personne avec précipitation » (1Ti 5.22), et encore : « Qu’il ne soit pas nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil, il ne tombe sous le jugement du diable » (1Ti 3.6). Si on veut brûler les étapes, on contourne le processus de croissance, mais si on tarde trop, on l’empêche. Pour savoir comment agir, il faut réfléchir en termes de moyens. Si on pense que les ressources dont on dispose sont insuffisantes et les possibilités limitées, on hésitera peut-être à laisser les nouveaux responsables prendre des risques, car on pense que l’entreprise ne pourrait pas se remettre de potentielles erreurs. En revanche, si on estime que les possibilités sont immenses et les ressources illimitées, on préférera prendre des risques en croyant à sa capacité de rebondir. Comment êtes-vous devenu(e) vous-même un(e) responsable ? Par l’expérience et à travers vos erreurs ! Il en ira de même pour les autres. Un lauréat du prix Pulitzer a dit : « Les leaders ont leur mot à dire sur la direction que prend l’entreprise Un leader qui néglige cet aspect se retrouve rapidement sans personne qui le suive. » Un dirigeant doit donc être sûr de lui pour que les autres adhèrent à ses idées.