Le chemin de l’adoration. Quand on se trouve sur ce chemin, on chante volontiers avec le Psalmiste : « Je me réjouis quand on me dit : allons à la maison du Seigneur ! » Quelque chose se libère au plus profond de nous quand on loue Dieu. Notre cœur s’ouvre et on se sent revivre. Il nous arrive même de pleurer dans des moments de joie profonde, car Dieu nous semble si proche. Cependant, voici deux choses à éviter. 1) Juger les personnes qui ne sont pas aussi extraverties que soi. Certaines d’entre elles ont grandi dans des églises où on n’exprime pas ses sentiments et où on ne donne pas son avis. 2) Se méfier d’une spiritualité basée sur l’expérience, qui pousse à sans cesse rechercher des « temps forts ». C. S. Lewis a évoqué ce péché qu’est le désir perpétuel d’encore plus, quand on exige de Dieu qu’il reproduise une émotion déjà vécue. C’est peut-être la prière que Dieu est le moins susceptible d’exaucer, car elle peut nous amener à adorer l’expérience, plutôt que le Dieu vers lequel l’expérience nous conduit. La musique participe grandement à l’adoration, mais comme elle influence facilement nos sentiments, on peut en devenir dépendant et ne provoquer qu’une réponse émotionnelle. Il faudra peut-être alors passer un certain temps à adorer Dieu sans musique, pour que la louange soit centrée sur lui seul sans se laisser séduire par la mélodie, et se consacrer davantage à l’étude de la Bible, pour que le cœur soit profondément enraciné dans la connaissance de Dieu.



