Les patrons. Ils sont nés pour diriger, savent comment faire et s’y sentent poussés naturellement. Si c’est votre cas, la notion de puissance est importante pour vous. Vous avez besoin de diriger. En fait, l’opposition vous stimule. Winston Churchill trouvait le consensus ennuyeux. C’est quand on lui tenait tête qu’il était le plus inspiré. Nancy Astor, sa pire ennemie politique, lui dit un jour : « Winston, si vous étiez mon mari, j’empoisonnerais votre thé. » Et Churchill de répondre : « Nancy, si vous étiez ma femme, je le boirais ! » Quand Adolphe Hitler arrive au pouvoir en Allemagne, Churchill ne peut pas rêver meilleur ennemi. Et il relève le défi. Sans une bonne direction, rien ne peut aboutir. Mais le pouvoir peut devenir une fin en soi et vous pouvez vous sentir frustrés par la contradiction. En fait, les autres peuvent hésiter à vous contredire. Et s’ils en ont le courage, peut‐être serez vous satisfait mais vous n’aurez ni amour, ni loyauté, ni respect. Que Dieu vienne en aide au patron omnipotent et à ceux qui le supportent ! Avoir des responsabilités sans compte à rendre mène à l’instabilité. Un patron doit s’entourer de gens qui ont une vision globale pour compenser son angle mort. C’est alors qu’il verra sa tendance à se servir des gens et à user de crainte et d’intimidation pour avancer. Paul, un grand leader, a écrit : « Nous avons été pleins de douceur au milieu de vous, comme une mère prend soin de ses enfants ». Pour être un grand patron, il faut savoir allier douceur et grandeur.