Dave Dravecky était lanceur dans l’équipe de base­ball des San Fran­cis­co Giants dans les années 1980. En 1988 on lui détecte une tumeur dans le bras lanceur et en 1991 on le lui ampute. Dans sa biogra­phie, il se con­fie : « Bien sûr, le base­ball me manque ter­ri­ble­ment. Rap­pelez-vous cette scène du film Jusqu’au bout du rêve. Shoe­less Joe Jack­son est radié à vie du base­ball pro­fes­sion­nel pour avoir truqué les matchs des Séries mon­di­ales de 1919. Il dit alors : “Être exclu est comme être amputé d’une part de moi-même. Je me réveil­lais la nuit avec dans le nez l’odeur du ter­rain et la sen­sa­tion du gazon frais sous mes pieds. Comme j’aimais ce sport ! J’aurais joué pour un salaire de mis­ère. Les bruits, les odeurs ! J’aurais même joué pour rien“. » Dravecky pour­suit : « Cette scène m’a fait un drôle d’effet. Car ces sen­sa­tions me man­quaient égale­ment. Sen­tir les cou­tures d’une balle neuve dans ma main, le bruit de la bat­te. Moi aus­si j’aurais joué pour rien. » Notre monde est déchu. Tout au long de notre exis­tence, il nous arrive de per­dre des organes et des êtres chers. Mais au ciel nous rever­rons ceux que nous avons per­dus. Nous serons réu­nis avec nos bien-aimés rachetés et nous aurons des corps exempts de mal­adies. Plus de cha­grins, plus de lim­ites. « Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les pre­mières choses ont dis­paru ». Un jour, vous vivrez dans la mai­son de vos rêves !