Dieu appelle David « homme selon mon cœur » (Ac 13.22). Mais David doit lut­ter con­tre une faib­lesse. Laque­lle ? Un esprit de lux­u­re qui refait sur­face de temps en temps et ses proches le savent. Dans sa vieil­lesse, alors qu’il n’arrive plus à se réchauf­fer, on lui amène une jeune fille qui doit partager son lit afin de le lui tenir chaud (voir 1R 1.1–2). On pen­sait qu’il allait mourir si sa cir­cu­la­tion san­guine n’était pas activée ! Quelle tristesse ! David a trans­mis sa faib­lesse à son fils Amnon, qui a fini par vio­l­er sa sœur. Mal­gré sa colère, David ne l’a ni affron­té ni puni. Après tout, que pou­vait-il dire ? Tel père, tel fils ! La lux­u­re n’est pas juste une lubie, c’est un péché. Et quand elle passe d’une généra­tion à l’autre, elle devient « forter­esse ». Aujourd’hui, les psy­cho­logues par­lent de « prédis­po­si­tion géné­tique ». Peut-être y a‑t-il dans votre arbre généalogique un père bour­reau du tra­vail ou une mère émo­tion­nelle­ment insta­ble, ou un frère ou une sœur qui boit trop. Et main­tenant, vous êtes aux pris­es avec les mêmes prob­lèmes. Ne soyez pas découragé(e). Paul dit : « Les armes avec lesquelles nous com­bat­tons ne sont pas char­nelles, mais elles sont puis­santes devant Dieu, pour ren­vers­er des forter­ess­es ». Alors, avant de vous pré­cip­iter dans un cen­tre de dés­in­tox­i­ca­tion ou au tri­bunal pour divorcer, recon­nais­sez votre forter­esse, priez et croyez que Dieu va bris­er son emprise sur votre vie. Faites-le, avant qu’elle ne con­t­a­mine la généra­tion suiv­ante. Ne la trans­met­tez pas, ren­voyez-la d’où elle vient.