Watch­man Nee dans son livre La vie chré­ti­enne nor­male par­le de la façon de dire les choses : « En rai­son de pro­pos non maîtrisés, l’efficacité de nom­breux ouvri­ers chré­tiens est sérieuse­ment lim­itée. Au lieu d’être de puis­sants instru­ments au ser­vice du Seigneur, leur min­istère n’a que peu d’impact car leur dis­cours impru­dent l’affaiblit. » Paul écrit : « Que votre parole soit tou­jours accom­pa­g­née de grâce, assaison­née de sel ». Ça veut dire vous assur­er que vos pro­pos soient de bon goût. Votre regard et le ton de votre voix peu­vent déter­min­er si une per­son­ne reçoit ou ressent ce que vous dites. Peter­son para­phrase ain­si ce ver­set : « Soyez aimable dans votre dis­cours. Le but est de faire ressor­tir le meilleur des autres dans une con­ver­sa­tion, non de les rabaiss­er ou les ignor­er ». Paul écrit encore : « Dites seule­ment des paroles utiles, qui répon­dent à un besoin et encour­a­gent autrui, pour faire ain­si du bien à ceux qui vous enten­dent » (Ep 4.29, BFC). Alors avant de par­ler, exam­inez-vous et deman­dez-vous : « Quel est mon état d’e­sprit aujourd’hui ? » Puis : « Ce que je suis sur le point de dire va-t-il aider ou bless­er, éclair­er ou trou­bler, me faire du bien ou récon­forter mon inter­locu­teur ? » David qui con­nais­sait sa propen­sion à dire du mal, a prié : « Éter­nel, veille sur ma bouche, garde la porte de mes lèvres ! N’in­cline pas mon cœur au mal » (Ps 141.3–4). Il ne suf­fit pas d’avoir du tal­ent pour réus­sir dans la vie, il faut aus­si par­ler avec sagesse.