
Quand il s’agit de prendre des engagements et de les tenir, Salomon ne mâche pas ses mots : « Si tu fais une promesse à Dieu, tiens-la vite, car Dieu n’aime pas les sots. C’est pourquoi accomplis ce que tu as promis. Il vaut mieux ne rien promettre que de faire une promesse sans la tenir. Évite les paroles qui te font commettre une faute. Ne sois pas obligé de dire au prêtre : “Je me suis trompé” » (v.3–5). Ça veut dire ne pas être impulsif, écouter autant que parler, obtenir autant d’informations que possible, puis consulter Dieu dans la prière avant de s’engager. On dit souvent ce que les autres veulent entendre, mais c’est dangereux. Il faut éviter de promettre ce qu’on ne peut tenir. Surtout ne jamais s’excuser. Rien ne diminue davantage une réputation que de vouloir corriger une erreur avec une excuse boiteuse. Ne jamais prendre un engagement sur un coup de tête. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n’est pas un sentiment ; c’est un trait de caractère. Les humains ont des sentiments versatiles, mais un engagement doit être solide comme le roc. Le véritable dévouement se reconnaît dans les moments difficiles et dans l’adversité. Peu importe les talents et les compétences, il faut juste de l’intégrité. C’est le résultat d’un choix indépendant des circonstances. La fidélité ne dure que si elle est basée sur des valeurs. Et surtout ne pas oublier ceci : « Quand on a trop de soucis, on fait des rêves, et quand on parle trop, on dit des bêtises » (v.2). Il faut observer avant de se lancer et réfléchir avant de s’engager.