Les artistes. Ils aiment le beau, le trou­vent là où per­son­ne d’autre ne le voit, et pos­sè­dent en plus un tal­ent unique pour le créer. Nous admirons tous leur audace à exprimer leur per­son­nal­ité. Ils don­nent de la couleur et du style à un monde qui sinon serait bien terne. Mais comme nul ne peut vivre dans l’univers idéal de son imag­i­na­tion, les artistes sont par­fois mal armés pour sup­port­er les con­traintes et les pres­sions du réel. La même sen­si­bil­ité qui les rend créat­ifs sou­vent les pousse à des sautes d’humeur insup­port­a­bles aux autres, et ils finis­sent par se détru­ire eux-mêmes. D’Ernest Hem­ing­way à Elvis Pres­ley, l’histoire four­mille d’anecdotes édi­fi­antes. Le roi David était un artiste. C’était un poète de tal­ent, un danseur et un com­pos­i­teur. Mais son inca­pac­ité à con­trôler ses pul­sions l’a con­duit au meurtre et la destruc­tion de sa famille. Com­prenez une chose : à chaque force que Dieu nous donne cor­re­spond une faib­lesse qu’il faut iden­ti­fi­er et bien gér­er. Plus vous avez du tal­ent, plus il vous faut de la rigueur. Paul était assez sage pour recon­naître ses pro­pres pen­chants : « Je traite dure­ment mon corps et je le tiens assu­jet­ti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même dis­qual­i­fié ». Encore aujourd’hui, les gens à qui Dieu a don­né le don de bâtir une grande église et de con­duire un grand min­istère ne sont pas immu­nisés con­tre les ten­ta­tions. Là où le tal­ent est grand, la ten­ta­tion est grande. Quel est l’en­droit le plus sûr pour les bre­bis ? Tout près du berg­er. Allez‑y dès main­tenant !