Jon Gor­don racon­te : « Dans notre enfance, où nous pas­sions allè­gre­ment du tobog­gan aux mon­tagnes russ­es, rien ne nous fai­sait peur. Puis en gran­dis­sant, les scep­tiques nous ont dis­suadés de pour­suiv­re nos rêves : “C’est de la folie…c’est trop dur…ne prends pas de risques…les gens comme nous ne rêvent pas.” Ils nous trans­met­tent leur manque d’assurance…et comme ils sont une immense majorité à ne pas croire en nous, la peur nous envahit. De crainte de per­dre son acquis, on ne cherche pas ce que l’on veut. On tient telle­ment au sta­tus quo qu’on ne veut pas se ris­quer à vivre autre chose…J’appelle ça “jouer per­dant”. En sport, lorsqu’une équipe mène, les joueurs cal­cu­lent com­ment ne pas per­dre au lieu de penser à gag­n­er. Ils redou­blent de pru­dence tan­dis que les adver­saires qui jouent crâne­ment leur chance finis­sent par vain­cre. David a dit : “L’Éter­nel est le refuge de ma vie : de qui aurais-je peur ?” Vivre dans la foi sig­ni­fie sur­mon­ter la peur et adopter une men­tal­ité de vain­queur, celle qui affirme que même en cas d’échec, il n’est pas ques­tion d’abandonner et de laiss­er s’envoler ses rêves. Le suc­cès n’est pas servi sur un plateau. Il se gagne à la sueur de son front. Les obsta­cles et les com­bats font par­tie de la vie. Ils nous font appréci­er d’autant plus la vic­toire. Si tout était facile, on ne con­naî­trait jamais le plaisir de gag­n­er. Les obsta­cles sont là pour être fran­chis. La peur est là pour être vain­cue. Le suc­cès est là pour être atteint. C’est la vie, et ceux qui gag­nent restent dans la par­tie jusqu’au bout. »