Dans le min­istère, comme dans tous les domaines, il faut com­pren­dre le proces­sus indi­vidu­el qui accom­pa­gne les dons de chaque per­son­ne. Karen Williams écrit : « Un min­istère se com­pose de plusieurs tal­ents guidés par une vision com­mune que Dieu a créée pour son chef. Ces per­son­nes peu­vent générale­ment être regroupées en trois caté­gories : 1) les vision­naires ; 2) les con­cep­teurs ; 3) les exé­cu­tants. Chaque per­son­ne réag­it en fonc­tion de son domaine de com­pé­tence pour un pro­jet don­né. Les vision­naires atteignent un “pic émo­tion­nel” lorsque la vision leur devient claire. Quand ils vont la présen­ter aux per­son­nes chargées de la con­cep­tion, ils pensent qu’elles auront le même ent­hou­si­asme devant cette vision par­faite­ment nette qui chang­era le monde. Pour les vision­naires, une telle vision est déjà com­plète à 100 %. Ils sont donc prêts à recevoir d’autres visions bien avant que la pre­mière ne se soit vrai­ment con­crétisée. Mais pour les con­cep­teurs, elle est « en attente » tant qu’elle n’est pas traduite en proces­sus. Leur sat­is­fac­tion ne survient qu’avec une pro­gram­ma­tion claire­ment définie, doc­u­men­tée et la ferme inten­tion d’achever avec suc­cès la réal­i­sa­tion de la vision. Donc, leur “pic” n’arrive que bien après la présen­ta­tion du pro­jet. Pour les exé­cu­tants, la vision restera floue tant qu’ils n’auront rien à faire. Leur “pic émo­tion­nel” vien­dra avec l’achèvement de tâch­es, des choses con­crètes qu’ils peu­vent ray­er de leur agen­da. Ils ne seront jamais pleine­ment sat­is­faits avant la fin du tra­vail défi­ni dans les proces­sus. »