Com­ment sur­mon­ter les blessures du passé dans les rela­tions ? Com­ment deux per­son­nes aux idées opposées peu­vent-elles bien s’entendre et s’apprécier ? Il faut met­tre dans l’équation un ingré­di­ent très spé­cial appelé « grâce », et donc éten­dre à l’autre per­son­ne la même grâce que Dieu nous accorde. Elle panse les per­son­nes brisées et per­met aux vic­times de trou­ver le moyen d’échapper à leur passé. Elle donne de la force à ceux qui peinent à réus­sir dans des domaines où ils ont tou­jours échoué. La grâce restau­re le cœur et résout les trou­bles d’un esprit tour­men­té. C’est la bon­té de cœur et le par­don. C’est la faveur de Dieu. Et comme il nous la donne, on doit l’é­ten­dre à ceux qui ont besoin de notre com­pas­sion et de notre amour. Tout le monde a des failles. Il faut appren­dre à l’accepter et aider à répar­er les fêlures d’autrui. Pierre ne croy­ait pas être capa­ble de renier son Seigneur. Il a juré qu’il ne le ferait jamais. Mais Jésus ne s’est pas con­tenté de le prédire ; il a promis de prier pour lui jusqu’à ce qu’il soit com­plète­ment rétabli (voir Lu 22.32). À nous de faire pareil : d’étendre aux autres gens impar­faits la même grâce que Dieu nous a accordée. Paul a écrit aux Thes­sa­loni­ciens : « Nous devons, frères, ren­dre con­tin­uelle­ment grâces à Dieu à votre sujet, et ce n’est que juste, puisque votre foi aug­mente et que l’amour que vous avez tous, les uns pour les autres, abonde de plus en plus » (2Th 1.3). Et Pierre ajoute : « Crois­sez dans la grâce ». C’est un vrai tra­vail qu’il vous faut accomplir !