Être grand prêtre d’Israël était un poste pres­tigieux, pour lequel Éli sem­blait qual­i­fié. Il a pour­tant lam­en­ta­ble­ment échoué sur le plan famil­ial. « Les fils de Samuel ne marchèrent pas sur ses traces ; ils avaient un pen­chant pour le prof­it, rece­vaient des présents et por­taient atteinte au droit » (1S 8.3). Aus­si, Dieu dira : « Je veux moi-même con­damn­er sa mai­son à per­pé­tu­ité, à cause de la faute qu’il con­naît et par laque­lle ses fils se sont ren­dus mépris­ables, sans qu’il les ait réprimés » (1S 3.13). Tout par­ent doit se deman­der : si Dieu me traitait comme il a traité Éli, échap­perais-je à la con­damna­tion ? Éli a fini par per­dre sa crédi­bil­ité, ses enfants, sa car­rière, et même sa vie. Il a com­mis plusieurs erreurs fatales. Exam­inons-les et voyons ce qu’elles nous appren­nent : 1) Il se trompait de pri­or­ités. Il enseignait la Parole de Dieu au peu­ple mais pas à ses pro­pres enfants. 2) Il se mépre­nait en pen­sant que ses enfants s’en sor­ti­raient parce qu’ils vivaient sous son toit et tra­vail­laient à l’église. Ça ne marche pas ain­si. 3) Il mon­trait le mau­vais exem­ple. Chez lui, Éli ne vivait pas con­for­mé­ment à ce qu’il enseignait au tra­vail. Sur le plan pro­fes­sion­nel, sa vision était impec­ca­ble, mais sur le plan famil­ial, il était aveu­gle à sa pro­pre faib­lesse. Être chef de famille n’est pas une ques­tion de pou­voir et de con­trôle. Il s’agit de vous don­ner pour ceux qui comptent le plus. Alors, com­ment vont les choses sur le plan famil­ial ?