Daniel devait choisir : se con­former ou résis­ter. Quelle dif­férence ? Le con­formiste cède sous la pres­sion. Si elle est trop forte, il capit­ule. Il fume son pre­mier joint, boit son pre­mier verre et fait comme tout le monde. Mais le résis­tant ne déroge pas à ses principes. Vous dites : « C’est dur de vivre ain­si. » Oui, mais on est pro­tégé. Dieu sait mieux que nous com­ment éviter la douleur, la frus­tra­tion et la déso­la­tion dans notre vie. Il voit plus claire­ment le bord du gouf­fre. Il installe des bar­rières de sécu­rité devant le précipice. Quand nous obéis­sons à sa Parole, nous évi­tons le cha­grin, les écueils et la perte de répu­ta­tion. Refuser de manger la viande du roi n’était pas une ques­tion de régime, mais d’attachement à Dieu. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tou­jours suiv­re sa con­science. Elle n’est pas for­cé­ment fiable. Ce n’est pas parce que vous pensez qu’une chose est mau­vaise que c’est le cas. Votre con­science peut être faussée ou en som­meil. La Bible par­le d’une « con­science mar­quée au fer rouge » (1Ti 4.2, BFC). Paul écrit : « Je n’ai rien sur la con­science ; mais ce n’est pas pour cela que je suis jus­ti­fié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur ». Cepen­dant, la con­science inter­vient tou­jours en pre­mier face à une déci­sion dif­fi­cile. Votre choix est rarement le bon si vous savez que votre con­science vous fait vous sen­tir coupable. Alors, vivez selon vos con­vic­tions.