La recon­nais­sance rend heureux et résis­tant au mal. Un théolo­gien affirme : « On peut avoir toutes les qual­ités du monde, sans actions de grâce, elles sont incom­plètes et notre crois­sance spir­ituelle est freinée. » Sans la grat­i­tude, la foi devient stérile, l’amour pour les autres s’affaiblit, on s’attriste et on s’érige en mar­tyr. Lorsque Paul déclare : « En toute cir­con­stance, ren­dez grâces ; car telle est à votre égard la volon­té de Dieu », il ne dit pas que chaque cir­con­stance est néces­saire­ment voulue par Dieu. Un pas­teur observe : « Dans toute police d’assurance, on trou­ve une clause qui exclut les cat­a­stro­phes naturelles, soit le pire de ce qui peut arriv­er. Cer­tains en déduisent que quoi qu’il se passe, c’est la volon­té de Dieu, et il faut ren­dre grâce et le louer. La Bible ne dit pas que Dieu per­met tout, mais qu’à tra­vers l’épreuve, aujourd’hui et demain, les choses iront dans le bon sens. La volon­té de Dieu en Christ, c’est de nous voir ren­dre grâce et le louer dans l’épreuve. Pourquoi ? Parce qu’on se sent bien ? Non, parce que prier sans cesse apporte une dimen­sion de louange dans une sit­u­a­tion dif­fi­cile. Marcher à l’aveuglette et prier tant bien que mal ne suf­fit pas. En revanche, comme le dit la Bible, une des raisons pour lesquelles il nous faut ren­dre grâces en toute cir­con­stance c’est parce que Dieu agit dans l’épreuve.» Alors, quelle que soit la sit­u­a­tion, on peut choisir de se lamenter ou d’adorer. Mais impos­si­ble d’adorer sans dire mer­ci !