John Grisham, l’auteur de best-sell­ers portés avec suc­cès à l’écran, a la répu­ta­tion d’être « une per­son­ne droite traçant sa route sur un chemin sin­ueux ». Ses romans décrivent sou­vent des avo­cats véreux, des élus cor­rom­pus et des policiers nerveux, face cachée d’un monde opu­lent et pré­ten­du­ment respectable. Ses héros sont en général des inno­cents ou des enfants, comme ce garçon de onze ans dans Le client. Grisham a dit vouloir être pop­u­laire sans recourir aux scènes de sexe ou de vio­lence dans ses livres. Il refuse d’écrire quoi que ce soit qui ris­querait de heurter ou d’offenser sa mère ou ses enfants. Con­traire­ment à ce que le monde de l’édition aurait pu prévoir, ce par­ti pris s’est mon­tré payant. La Firme a déjà été tiré à plus de 20 mil­lions d’exemplaires. Son fan le plus âgé a 96 ans, le plus jeune en a 10. La plu­part de ses lecteurs le félici­tent d’avoir évité la vio­lence, l’érotisme et la vul­gar­ité. La Bible dit : « Que votre parole soit tou­jours accom­pa­g­née de grâce, assaison­née de sel, afin que vous sachiez com­ment vous devez répon­dre à cha­cun ». Pour avoir bon goût, il faut met­tre un peu de sel. Jésus a dit : « C’est de l’abon­dance du cœur que la bouche par­le. L’homme bon tire du bien de son bon tré­sor, et l’homme mau­vais tire du mal de son mau­vais tré­sor. Je vous le dis : au jour du juge­ment, les hommes ren­dront compte de toute parole vaine, qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras jus­ti­fié, et par tes paroles tu seras con­damné » (Mt 12.34–37). Alors, par­lez avec « bon goût ».