La vengeance est l’affaire de Dieu, pas la vôtre. Tôt ou tard il va la réclamer, dans cette vie ou au jour du Jugement. Il peut mettre au pas votre patron abusif, adoucir vos parents colériques, ramener votre ex à la raison. Le pardon ne réduit pas la justice, il la confie à Dieu. Il garantit la bonne dose de rétribution. Nous donnons trop ou pas assez, mais lui a l’exacte prescription. Et au contraire de nous, il n’abandonne jamais personne. Voilà qui devrait vous réjouir. Bien après notre désertion, Dieu est encore là, sondant les consciences, suscitant la conviction ou la rédemption. Contenir vos ennemis ? C’est l’affaire de Dieu. Leur pardonner ? Ah, c’est là que vous intervenez. Paul écrit : « Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous‐mêmes, […] car il est écrit : A moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne‐lui à manger ; s’il a soif, donne‐lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne sois pas vaincu par le mal, mais vainqueur du mal par le bien » (v.17–21). Max Lucado dit : « La vengeance bâtit une petite maison isolée. Il n’y a de place que pour une seule personne. Celle‐ci n’a qu’un seul but : rendre quelqu’un malheureux. Et ça marche, elle l’est. Pas étonnant que Dieu insiste pour qu’on veille “à ce qu’aucune racine d’amertume ne produise des rejetons” (Hé 12.15). »