La red­di­tion est si étroite­ment liée à nos volon­tés qu’elle a sou­vent un prix. Vous avez beau vous sen­tir proche de Dieu, au moment d’agir, vous voyez que votre soumis­sion n’est que super­fi­cielle. Sachant cela, Jésus a sou­vent mis le doigt sur les domaines où cha­cun devait se soumet­tre dans sa pro­pre vie. Il a dit à la femme adultère : « Moi non plus je ne te con­damne pas ; va, et désor­mais ne pèche plus » (Jn 8.11). Ça veut dire que vous devez soumet­tre votre sex­u­al­ité à Dieu. La soumis­sion con­cerne sou­vent les finances, car l’argent c’est la con­fi­ance et le pou­voir. Au jeune homme riche qui veut le suiv­re, Jésus dit : « Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pau­vres » (Mr 10.21). Mais l’homme n’y est pas prêt. Sou­vent on ne se rend qu’après s’être avoué une ran­cune, une mau­vaise habi­tude ou un péché. Dieu vous invite à partager vos prob­lèmes non réso­lus avec un ami de con­fi­ance. Ne soyez pas surpris(e) d’essuyer d’abord un refus. À d’autres moments, vous pou­vez ressen­tir le besoin de partager un souci, et cela vous met mal à l’aise. D’où la ques­tion : vous ren­drez-vous si pour cela il faut pass­er par quelque chose de désagréable ? Une red­di­tion n’est jamais agréable ! Le mod­èle de soumis­sion suprême nous est don­né par Christ au jardin de Geth­sé­mané, lorsqu’il prie : « Que ce ne soit pas ma volon­té, mais la tienne, qui soit faite » (Lu 22.42). Jamais il n’avait eu à faire prière plus dif­fi­cile, et celle-ci a scel­lé son des­tin. C’est curieux, mais la prière qui apporte la puis­sance de Dieu est une prière de reddition.