Dans l’un de ses livres, Chuck Swin­doll évoque sa ren­con­tre avec un homme extra­or­di­naire : « Il m’a ten­du la main avec un sourire et un regard mali­cieux, une main sur laque­lle on aurait pu frot­ter une allumette telle­ment elle était dev­enue calleuse après des décen­nies de dur labeur. Je lui ai dit : “Vous avez l’air heureux de vivre. Quel est votre méti­er ?” Il m’a répon­du : “Moi ? Je suis fer­mi­er au fin fonds du Mid­west. La semaine dernière, j’ai fini de moisson­ner 2 500 tonnes de maïs.” Je me suis exclamé : “Quoi ! Mais quel âge avez-vous donc mon ami ?” Sans hési­ta­tion ni embar­ras, il m’a répon­du : “Je vais sur mes qua­tre-vingt-dix ans.” Il a ri à nou­veau alors que je sec­ouais la tête. Il avait survécu à qua­tre con­flits, la Grande Dépres­sion, 16 Prési­dents, 90 hivers dans le Mid­west et je ne sais com­bi­en de dif­fi­cultés per­son­nelles, et il con­tin­u­ait à pren­dre la vie à bras-le-corps. Je lui ai demandé le secret de sa longévité : “Dur labeur et intégrité” a‑t-il répon­du du tac au tac. Au moment de par­tir, il a regardé par-dessus son épaule en ajoutant : “Ne te laisse pas aller, p’tit gars, accroche-toi !” Dur labeur et intégrité ! Ces deux qual­ités vont de pair et sont l’essence-même d’une vie pleine et épanouie. En les pra­ti­quant fidèle­ment, vous allez con­naître le plus grand niveau de joie et d’accomplissement de votre exis­tence. » La Bible l’exprime ain­si : « Celui qui cul­tive son sol est ras­sas­ié de pain, mais celui qui pour­suit des futil­ités est dépourvu de sens ».