La com­pas­sion, c’est « entr­er dans la pas­sion de l’autre ». Com­ment faire ? Trou­ver par exem­ple pourquoi l’autre tra­verse une passe dif­fi­cile. Qu’est-ce qui lui cause autant de soucis, et com­ment entr­er dans son jeu ? Que faire si un(e) ami(e) se décou­vre une mal­adie : hyper­ten­sion, dia­bète, arthrose ou can­cer ? Peut-être que votre frère ou votre cousin veut se mari­er en grande pompe ou acheter une vil­la dans un quarti­er chic. Il se peut qu’un asso­cié vienne d’être pro­mu et que tous ses col­lègues soient jaloux. On peut réa­gir au mieux avec indif­férence, au pire avec hos­til­ité. Mais la per­son­ne qui a obtenu une pro­mo­tion se réjouit, alors partagez son ent­hou­si­asme et réjouis­sez-vous avec elle ! Si un ami vient de per­dre un proche et que vous ne savez pas quoi lui dire, ne dites rien, votre présence suf­fi­ra ! La Bible dit : « Réjouis­sez-vous avec ceux qui se réjouis­sent ; pleurez avec ceux qui pleurent » (Ro 12.15). Autrement dit, partagez les souf­frances comme le bon­heur des autres. Vivez leurs pas­sions, vous leur mon­tr­erez votre com­pas­sion ! À force de vouloir paraître par­fait, on peut par­fois être dur et insen­si­ble. Voici la solu­tion de Paul : « Comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’ar­dente com­pas­sion, de bon­té, d’hu­mil­ité, de douceur, de patience » (Col 3.12). Cer­tains ont plus de mal à le faire que d’autres. Mais il n’y a pas d’autre choix : « Soyez rem­plis d’amour frater­nel, de com­pas­sion, d’hu­mil­ité », ça vous con­cerne vous aus­si !