Vous dites : « Ce n’est pas de ma respon­s­abil­ité, ça ne me regarde pas ! » Les psy­cho­logues appel­lent « désen­gage­ment empathique » la ten­dance à ne pas venir en aide à une per­son­ne en dif­fi­culté. Quelle que soit la rai­son qui vous y pousse, vous êtes dans l’erreur. « Être là » vous per­met de mon­tr­er votre amour pour Dieu et pour votre voisin. Porter sec­ours néces­site de dis­tinguer trois types de crises : 1) Les acci­dents de la vie : men­ace soudaine, événe­ment imprévu, perte inat­ten­due, décou­verte d’une mal­adie grave, décès d’un être cher, rup­ture famil­iale, perte de revenus ou de sécu­rité. 2) Les crises de développe­ment. Elles se pro­duisent dans la vie quo­ti­di­enne : démé­nage­ment, départ pour la fac, mariage, édu­ca­tion des enfants, retraite, vieil­lisse­ment, san­té décli­nante, perte d’amis. Abra­ham et Sarah ont démé­nagé de nom­breuses fois, et ont vécu des années sans enfant avec des ten­sions famil­iales, sans compter le sac­ri­fice d’Isaac. 3) Les crises exis­ten­tielles. Elles survi­en­nent quand nous sommes face à nos doutes. Nous pou­vons nous con­sid­ér­er comme des ratés, être divorcé(e), veuf ou veuve, appren­dre que notre mal­adie est incur­able, expéri­menter le rejet à cause de notre race, classe sociale, âge ou genre. Ou bien réalis­er que nous sommes prob­a­ble­ment trop âgés pour attein­dre nos objec­tifs. Les vrais « aidants » com­pren­nent, se sen­tent con­cernés et sont un encour­age­ment. Leurs yeux restent ouverts et ils sont prompts à « aider les per­son­nes en détresse ».