Paul écrit : « Je vous exhorte à vous offrir vous-mêmes en sac­ri­fice vivant, réservé à Dieu et qui lui est agréable ». Chez les Juifs, un sac­ri­fice con­sis­tait à tuer un ani­mal puis à le plac­er sur l’autel et le con­sumer par le feu. Et si vous met­tez un ani­mal vivant sur l’autel en dis­ant : « Ne bouge pas », puis vous allumez le feu, soyez sûr(e) que la créa­ture va se sauver ! Pour­tant Paul nous encour­age à retourn­er sur l’autel et à nous y soumet­tre chaque jour, à chaque instant. Sur le coup c’est un peu comme mourir, mais c’est vrai­ment la seule façon de vivre. Sup­posez qu’une per­son­ne fasse quelque chose qui vous énerve. C’est com­pliqué, et vous n’êtes pas sûr(e) de savoir com­ment réa­gir. Avant même de ten­ter quoi que ce soit, toutes sortes de mau­vais­es pen­sées vous tra­versent l’esprit. Vous êtes per­plexe. Mais Dieu le sait, et si vous vous ren­dez à lui, il vous mon­tr­era com­ment répon­dre avec grâce. Vous remet­tez à Dieu les options qui vous sem­blent attrayantes : con­tourn­er, fuir, médire, explos­er. Si votre blessure est pro­fonde, le désir de vengeance sera presque immé­di­at. Vous aurez d’autant plus besoin de vous soumet­tre. À force de se soumet­tre on aura plus vite con­science de ces envies. Apprenez à vous ren­dre à Dieu dans chaque sit­u­a­tion, et vous ne serez plus jamais influencé(e) par vos pul­sions. Vous lais­sez une exis­tence pour en trou­ver une nou­velle, bien meilleure que celle que vous avez quit­tée. En fin de compte, il s’avère que rien de ce que vous avez per­du ne vaut vrai­ment la peine d’être con­servé.