Le seul moyen d’éviter les cri­tiques est de ne rien dire, ne rien faire et n’être per­son­ne. Dès que vous prenez la moin­dre ini­tia­tive qui puisse avoir de la valeur, les gens par­lent dans votre dos. Les enne­mis de Néhémie ont essayé de l’empêcher de recon­stru­ire les murs de Jérusalem en util­isant des potins et des insin­u­a­tions : « Le bruit se répand […] Gach­mou affirme […] tu as même établi des prophètes pour proclamer à Jérusalem à ton sujet : Il y a un roi en Juda ! » (v.6–7). Notez bien que ces accu­sa­tions sont gra­tu­ites. Aucune source n’est citée. « C’est ce qu’on racon­te. » Méfiez-vous tou­jours de celui ou celle qui vous dit : « J’ai enten­du », ou « quelqu’un a dit », ou « le bruit court ». Ne con­sid­érez jamais une cri­tique de la part de quelqu’un qui la tient d’un(e) autre, qu’elle ne nom­mera même pas, qui ne vous le dira pas en face. Même le scan­dale ne pou­vait pas dis­traire Néhémie de sa tâche. Notez sa réac­tion : « Je lui fis répon­dre : Ce genre de rumeurs dont tu par­les n’ex­iste pas, c’est toi qui les inventes ! » (v.8). Autrement dit : « Peu importe ton opin­ion ou tes préférences. Je vais finir de la con­stru­ire, cette muraille. » Ayez vous aus­si cette atti­tude. La plu­part du temps vos amis n’auront pas besoin d’explication, et vos enne­mis n’en croiraient pas une seule, même le couteau sous la gorge. Restez donc concentré(e) et finis­sez le tra­vail.